1-J.D. Blondbélier, bonjour et bienvenue sur Clicinfospectacles.fr, tout d’abord pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Eh bien je m’appelle Martin Lardé, j’ai 50 et presque 1 un, j’habite à côté de Nancy, avec ma compagne et ses deux enfants depuis deux ans. J’y suis né et depuis mes 19 ans, j’ai fait un grand tour (certain dirait détour), avant de venir me rapprocher de ma famille. J’ai 3 enfants, je l’ai ai eu tôt, ils vivent dans des grandes villes de France désormais.
J’ai arrêté l’école à 19 ans et suis parti travailler dans des théâtres en tant que technicien.
J’ai toujours fait de la musique mais à une période de ma vie bien houleuse, c’est le travail de comédien qui m’a remis sur les rails. Aujourd’hui j’associe mes deux compétences pour les mettre au service de ce que j’ai à dire avec Blond Bélier.
2- J.D. Vous venez de sortir votre tout 1er LP 7 titres chez Do U Speak Français ? « On se retrouve à l’intérieur, comment le définiriez-vous ?
C’est ma grande fierté cet album il pose les bases de mon accomplissement, il me fait apercevoir une suite enthousiasme et heureuse. Souvent, le l’appelle l’album soin, mais je fais attention aussi à ne pas trop m’étaler sur le sujet. Olivier Fresson, du label m’a donné sa confiance, il m’a donné les moyens et cela ne m’étais jamais arrivé auparavant, alors je le remercie presque tous les jours. J’ai bien de la chance d’être entouré de la sorte, bien de la chance de faire le métier que j’aime.
3- J.D. Défini comme un album pop électro, est-il plus pop ou plus électro ?
Il est plus pop et je crois même que pour le prochain, je vais assumer plus facilement le côté chanson française, je m’aperçois, avec un peu de recul, que dans le début de recherche avec les musiciens nous étions dans des envie très électro et puis ça a changé, on s’est tournée sur la voix comme guide principal.
4-J.D. Pourquoi ce sous-titre « Et si on s’ennuie, on ira prendre l’air » ?
Déjà, j’avais envie d’un titre long et c’est aussi une façon de dire : oui c’est important le travail d’introspection, de prise de conscience et c’est important aussi de s’en défaire, de souffler, de ne pas se coincer sois même dans une seule direction.
5- J.D. Qu’est qui interpelle Blond Bélier ?
Comment fonctionne l’être humain pour être autant capable du meilleur comme du pire.
C’est une interrogation, une stupéfaction de nous voir commettre les mêmes erreurs. Je parle des guerres, de la monté du fascisme, de cette peur qui semble engendrer tant de mauvais choix.
6- J.D. A ce titre peut-on dire qu’il est intimiste ?
Oui c’est un Album intimiste et pour tout dire pendant sa réalisation j’ai eu pas mal de doute sur le caractère trop « personnel » des chansons. Il faut un 1er Album et je vois déjà que ma façon d’écrire change.
7- J.D. Nancéien, diriez-vous qu’il y a un style bien particulier nancéien ? Et comment se traduit-il dans vos compositions?
Non je ne crois pas que l’album ai un style Nancéen le seul chose que je peux dire c’est que Nancy a cette culture du punk et de l’underground et cet aspect brut je le reconnais en moi.
Un petit quelque chose d’âpre et de sensible d’en cette ville que j’aime bien. Avant de la quitter, je l’ai beaucoup marcher cette ville, je m’y suis bien perdu.
8- J.D. Auteur, compositeur, quelles sont vos influences littéraires ?
Allez Martin soit sincère ! Je ne lis presque pas, J’aime les mots que je lis sur les murs, je ramasse toujours les bout de papiers par terre et aime les déchiffrer, je m’inspire des discussions que j’entends ici ou là, J’ai lu Ghérasim Lucas et j’ai eu la chance de travailler avec des amoureux de la lecture
9- J.D. Qu’est qui vous a intéressé dans le travail de Lucile Nabonnand autrice de la très belle l’illustration de la couverture ?
On à la même vue même vue sur les noirceurs assumées qui font pousser de bien belles fleurs, le lotus dans la boue etc… On a beaucoup échangé, elle a fait plein de proposition et puis on s’est arrêté sur une et juste avant de partir, elle a sorti une esquisse au crayon de papier, une sorte d’oiseau. Le soir même, elle m’a envoyé par sms un des oiseaux finis et j’ai dit que c’est ça que je voulais.
10- J.D. En vous remerciant, après « Oh mon dieu qu’est que j’ai perdu » l’avez-vous retrouvé ?
Oui j’ai retrouvé un Amour saint et simple. On se regarde s’accomplir, on s’accompagne là-dedans. L’oasis est devenue un champ de blé (en biodynamie, hi hi)
Merci pour vos questions, il faut guetter aux fautes d’orthographes, j’ai arrêté l’école tôt et je n’ai rien écouté !!
Propos rapporté par Jean Davy, le 5 mars 2026 pour clicinfospectacles.fr