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Leloluce, interview

1-J.D. Leloluce, bonjour et bienvenue sur Clicinfospectacles.fr, tout d’abord pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
L. Je suis LELOLUCE, artiste peintre et sculptrice française contemporaine cotée sur le marché de l’art internationale. Mon travail est profondément instinctif, guidé par l’émotion et l’énergie. J’ai un parcours atypique, anciennement sportive de haut niveau dans le handball puis après une blessure je suis devenue expert-comptable, ce qui me permet aujourd’hui d’avoir une approche à la fois artistique et stratégique de mon métier. À travers mes œuvres, je cherche avant tout à transmettre de la lumière, de la joie et une forme de connexion humaine.

2- J.D. Vous venez d’exposer vos créations à l’Espace Commines à Paris, connaissiez-vous le lieu et comment l’avez-vous investi ?
L. Oui, je connaissais ce lieu pour son caractère brut et élégant. Je l’ai investi comme un espace immersif, presque comme une extension de mon univers. L’idée n’était pas simplement d’exposer, mais de faire vivre une expérience, avec une scénographie pensée pour que chaque œuvre dialogue avec l’espace et avec le public. La verrière apporte une lumière naturelle permettant à mes œuvres d’exister sans lumière artificiel et révèle les vrais couleurs.

3- J.D. En tant qu’artiste quelles sont vos influences voire vos références artistiques ?

L. Mes influences sont multiples, mais elles ne sont pas uniquement artistiques. Cela peut être Keith Haring ou les plus grands chefs d’entreprise comme Jean Michel Karam. Mes influences viennent de la vie, de l’humain, des émotions, des rencontres. Bien sûr, j’ai été marquée par le pop art, le street art, mais aussi par des parcours de vie inspirants. Ce qui m’influence le plus, c’est l’énergie et transmettre ce que j’aimerai recevoir.

4-J.D. Mélange entre toile et sculptures, comment avez-vous fait votre choix et y a-t-il des œuvres inédites ?

L. Je n’ai jamais vraiment fait de choix, les deux se sont imposés naturellement. La peinture et la sculpture sont complémentaires dans mon langage artistique. Oui, il y avait des œuvres inédites, car je suis constamment en création. J’aime surprendre et me surprendre moi-même.

5-J.D. Vos œuvres sont très colorées, quelle relation entretenez-vous avec la couleur ?

L. La couleur est essentielle dans mon travail. C’est un langage à part entière. Elle transmet des émotions immédiates, elle attire, elle interpelle. Pour moi, la couleur est vivante, elle est presque thérapeutique.

6- J.D. Et les abordez-vous toutes de la même façon ?

L. Non, chaque couleur a sa vibration, son intention. Je les utilise de manière instinctive, en fonction de l’énergie que je veux faire passer. Il n’y a pas de règle, seulement du ressenti.

7- J.D. Dans votre processus de création partez-vous d’abord d’elles ou du sujet ?

L. C’est une combinaison des deux, mais souvent cela part d’une émotion ou d’une énergie. Ensuite, le sujet et les couleurs viennent se structurer naturellement autour de ça.

8- J.D. De nombreuses grandes toiles sont exposées, avez-vous besoin d’espace pour vous exprimer ?

L. Oui, j’aime les grands formats. Ils me permettent de m’exprimer pleinement, physiquement aussi. Il y a quelque chose de très libre dans le grand format, une forme d’expansion.

9- J.D. À l’occasion de cette exposition personnelle, vous avez exposé une série de toiles réalisées à partir de voiles de bateaux, qu’est-ce qui vous a intéressée ?

L. Le matériau lui-même m’a fascinée. Une voile a déjà vécu, elle a traversé des éléments, elle porte une histoire. J’aime l’idée de transformer cette matière chargée de vécu en œuvre d’art, de lui donner une nouvelle vie.

C’est une histoire avant tout avec l’association « les Etoiles filantes » et Quentin Vlamynck, skipper du bateau, celle voile a été réalisée pour les enfants atteints d’un cancer incurable. C’est important pour moi que mon art permette de soutenir plusieurs associations et fondations et apporte des fonds pour faire avancer la recherche afin de pouvoir aider son prochain. L’Humain avec un grand H est essentiel pour moi.

10- J.D. Diriez-vous que vos œuvres doivent voyager comme elles ?

L. Oui, complètement. Une œuvre n’est pas faite pour rester figée. Elle doit vivre, circuler, rencontrer différentes personnes, différentes cultures.

11- J.D. Comment imaginez-vous leur vie d’après ?

L. Je les imagine vivre avec les gens, créer des émotions, accompagner des moments de vie. Chaque œuvre a sa propre histoire une fois qu’elle quitte mon atelier.

12- J.D. Étaient présents aussi Lelocat et Lelobunny, vos sculptures iconiques, par rapport aux toiles, ne sont-elles pas la Leloluce plus intime ?

L. Elles font partie de moi, mais différemment. Les sculptures sont très identifiables, presque comme des signatures. Les toiles peuvent être plus introspectives, mais au final tout est lié. L’idée que mon art soit visible sur n’importe quel support est important pour moi.

13-J.D. Et en un mot si vous deviez vous définir ? Et pourquoi ?

L. Instinctive. Parce que tout ce que je fais part de là.

14- J.D. Vous serez bientôt du 9 au 12 avril à New York dans le cadre d’Art Expo, selon vous, exposer à Paris et exposer là-bas est-ce différent ?

L. Oui, il y a une différence culturelle dans la manière de percevoir l’art. À New York, il y a une approche très directe, très ouverte, très business aussi. Paris est plus dans la tradition et l’histoire. Mais aujourd’hui, mon objectif est de faire le lien entre ces deux visions. Et de le faire découvrir à mon pays.

Propos rapporté par Jean Davy, le 10 avril 2026, pour clicinfospectacles.fr