Bernard Lavilliers, né en décembre 1946 à Saint-Etienne, est auteur-compositeur et interprète. Sa première expérience de la scène a été dans un local stéphanois.
À partir de l’âge de vingt ans, Bernard Oulion vit principalement en faisant la manche, jouant de la musique pour les passants. Il chante en parallèle dans des cabarets de la rive gauche à Paris. Les voyages vont devenir un élément essentiel dans sa vie de compositeur. Ses premières compositions seront engagées, comme il a toujours été dans ses chansons, et elles ont constitué son apprentissage, dans la tonalité sonore Rock et Soul qui lui donnera son style.
Il fut un des premiers artistes français qui va nous faire connaître les musiques du monde à travers avec un répertoire mêlant rock, world music et contestataire. Pour son premier grand voyage, il partira pour 1 ans ½ au Brésil et sera conducteur à São Paulo.
Un voyage très enrichissant pour lui. Il va mélanger sa musique avec la musique latine, qui lui apporte une dimension sensuelle et exotique. Puis avec ses voyages en Afrique, il va être influencé par les percussions des rythmes africains.
Depuis le début de sa carrière dans les années 1970, il affiche son engagement et son ouverture sur le monde qui l’ont beaucoup inspiré. Ce n’est qu’en 1975 que Bernard Lavilliers va devenir connu du public avec son album Le Stéphanois et le tube San Salvador, une musique mélange du Sud-Américain, de Rock’n-roll électrique.
En 1976, il sort Quinzièmes Round, entouré de superbes musiciens, François Bréant au clavier, Pascal Arroyo à la basse, Dominique Walhutaux aux percussions, et J-P Hector à la guitare sur la scène du Théâtre de la Ville, qui l’accompagneront plusieurs années. En 1980 il sort l’album O gringo, enregistré entre Kingston et New York. À travers des titres comme La Salsa ou Stand the Ghetto, cet album,rencontre un grand succès
Se faisant chroniqueur, il prendra désormais l’habitude de poser ses bagages pendant quelques mois dans un endroit du monde – généralement où règnent la misère et la violence – avant, une fois imprégné de l’ambiance, d’exprimer ce qu’il a vu sous forme de chansons
En 1983 il sort un nouvel album très noir État d’urgence aux titres sombres ( Idées noires, Q.H.S., Saigné) en collaboration avec Nicoletta, puis notamment les albums Quinzième Round et Pouvoirs. En 1984, il compose sa musique sur des poèmes de Charles Baudelaire, un style différent. Il sortira un album Nuit D’Amour où il raconte sa nouvelle vie.
Lavilliers reprend alors les voyages et publie en 1986 un de ses albums les plus célèbres, voleur de feu . Cet album se présente comme un condensé des styles musicaux parcourus depuis le début de sa carrière. Parmi les titres se trouve Noir et Blanc, qui évoque l’apartheid et auquel N »Zongo Soul prête sa voix. Dans ce disque lumineux, il fait la synthèse de toutes ses influences musicales (salsa, rock, musiques africaines) et de ses thématiques (l’exploitation du Tiers Monde, les guerres postcoloniales, les bas-fonds des grandes métropoles).
Son goût pour la poésie s’affirme sur l’album l’album If… .paru en 1988, où il met en musique Charles Baudelaire , Blaise Cendrars et Rudyard Kipling et sur lequel se trouve le titre On the Road Agaïn.
En 1990 il part en voyage pour l’Asie, et nous sortira un album Solo en 1991. Puis il se rend dans les Caraïbes, où il rencontrera le chanteur incontournable Jimmy Cliff et ses musiciens, Ray Barreto percussionniste et Monty Alexander pianiste. Il va nous faire un de métissage de la musique, le tube Stand the Ghetto, issu de l’album O Gringo. En 2004, il poursuit sa belle carrière avec l’album Carnet de bord et le DVD Escale au Grand Rex sorti en 2005.
En 2008, il publie Un soir à Beyrouth, un album reggae-soul enregistré à Kingston (Jamaïque) et à Memphis (États-Unis), avec des musiciens locaux.
Selon les rumeurs, Bernard Lavilliers préparerait son grand retour et travaillerait en ce moment même sur un nouvel album.
Pochettes D’Album
Hugues Marcouyau, le 18 juillet 2026, pour clicinfospectacles.fr