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La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom

J'écris Ton Nom : Le souffle de la Libération

Après le succès mitigé de la première partie, le diptyque français consacré au Général De Gaulle livre son second volet, La Bataille de Gaulle : J’écris Ton Nom. Une fresque historique ambitieuse, servie par une mise en scène bouleversante, qui mérite absolument le soutien du public.

Il est parfois difficile de comprendre les aléas de la distribution cinématographique. Le déplacement de la sortie de ce second volet, à la suite des résultats en demi-teinte du premier au box-office, a surpris plus d’un spectateur.

Pourtant, face à une proposition aussi imposante et nécessaire du cinéma français, il est de notre devoir de soutenir ces grands projets. Et sincèrement, le résultat vaut largement le détour.

Au cœur de la Résistance, dans : J'écris Ton Nom

Reprenant le fil là où le premier opus s’arrêtait, J’écris ton nom opère un glissement narratif logique. Si L’Âge de fer se concentrait sur la genèse de la France libre, cette seconde partie : j’écris Ton Nom, nous plonge au cœur du combat de la Résistance et s’ouvre sur la complexité des relations avec les Alliés, notamment l’implication américaine.

D’un point de vue strictement cinématographique, le film conserve la même exigence de crédibilité historique. Les décors, qu’ils soient physiques ou numériques (notamment pour un Paris occupé particulièrement bien rendu), sont parfaitement restitués.

L’histoire suit le cours des événements avec une précision qui n’empêche jamais le spectacle. On pardonnera aisément les quelques libertés prises avec la réalité : elles sont toujours au service de la narration et de l’intensité dramatique.

Une mise en scène qui prend aux tripes

Sous la direction d’Antonin Baudry, le film ne se contente pas de raconter, il fait vivre. Les immenses batailles dans le désert forcent le respect et plongent le spectateur dans le feu de l’action. On se sent véritablement au cœur du conflit. 

La double narration, alternant entre les coulisses du pouvoir avec De Gaulle et le terrain en France, reste un excellent dispositif. Elle permet de saisir l’ampleur du conflit, tant à l’échelle internationale qu’humaine. C’est d’ailleurs sur ce terrain que ce second volet prend un avantage certain sur le premier : là où L’Âge de fer manquait parfois de rythme, J’écris ton nom est monté de manière beaucoup plus dynamique. 

Une conclusion un peu abrupte

Si le film est une réussite, il n’est pas exempt de défauts, notamment dans son dernier acte. La conclusion s’avère un peu trop précipitée. S’arrêter uniquement à la Libération de Paris laisse le spectateur sur sa faim concernant certaines intrigues politiques essentielles.

On regrette un peu, que le film n’explicite pas davantage la résolution du projet d’annexion de la France par les Américains, placer la France libérée sous une administration militaire étrangère. Ce projet avait un nom : l’AMGOT.

On retient souvent le débarquement allié de Normandie, qui permet de consacrer le pays comme « libérateur de l’Europe ».
On oublie ainsi qu’entre 1939 et 1941 Washington préférait la neutralité et l’isolationnisme au « combat pour la liberté ».
Ou qu’il évacue trop rapidement la chute du régime de Vichy, un élément pourtant central dans le premier épisode.

Le mot de la fin

Malgré cette fin un peu brusque, La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom est une excellente seconde partie. Impressionnant dans sa reconstitution, servi par un casting de premier plan et baignant dans une ambiance pesante et juste, le film est une réussite.

Ce diptyque était important. Il prouve que le cinéma français est capable de produire des fresques historiques à la hauteur de ses ambitions. Il ne reste plus qu’à espérer que le public suivra, car de telles œuvres sont essentielles à la diversité de notre cinéma.

Notre conseil : Si vous n’avez pas vu la première partie, ne faites pas l’impasse. L’idéal est de revoir les deux films à la suite, sans interruption. On ne voit tout simplement pas le temps passer.

Rédaction pour clicinfospectacles.fr par Dominique Henry, le 19 juillet 2026
Les photos sont pour l’illustration : Copyright 2026 Pathé Films.

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